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Balade géologique au Suc de la Lauzière, Le Béage

Samedi 9 juin 2018

Samedi 9 juin 2018, partez arpenter les sommets de la montagne ardéchoise lors de cette balade géologique au Suc de la Lauzière au Béage.

Au coeur du Géopark des Monts d’Ardèche, en limite de la Haute Loire, le Suc de la Lauzière offre un merveilleux panorama sur un véritable festival de volcans. Découvrez les roches et paysages volcaniques en compagnie d’un guide Paléodécouvertes.

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Résumé de la balade

Une vingtaine de participants ont profité des éclaircies du plateau ardéchois pour se retrouver ce samedi 9 juin 2018 au pied du Suc de la Lauzière. Cette nouvelle balade géologique, présentée par Bernard Riou, du Muséum de l’Ardèche et de l’association Paléodécouvertes, permettait de découvrir de somptueux panoramas, de découvrir les rivières de pierres, et de comprendre la formation des dômes phonolitiques, au cœur des Cinq Sucs du Geopark des Monts d’Ardèche.

Les dômes phonolitiques du plateau ardéchois

Le circuit, préparé par le guide Bernard Riou, permettait de gravir le Suc de la Lauzière, et de découvrir les différents volcans qui jonchent le plateau ardéchois. Dès le départ, il met les participants en garde : ce secteur des Cinq Sucs au sein du Geopark des Monts d’Ardèche est parmi les mieux classés sur le plan naturaliste. Tous les participants se sont très vite retrouvés à scruter le sol et le ciel, à la recherche de petites espèces faunistiques et floristiques. Au fur et à mesure de l’ascension, des Grenouilles rousses ont pu être observées, des Orchis tachetées, de nombreux Coléoptères, Pensées sauvages, et autres Alchémilles, Valérianes, et Géraniums. Le Suc de la Lauzière culmine à 1 582 m, il est le troisième plus haut sommet au sein du secteur des Cinq Sucs : le Suc de Taupernas culmine à 1 602 m, 1 594 m pour le Suc de Montfol, 1 534 m pour le Suc de Séponet, et 1 530 m pour le Sépoux. L’ascension se fait en pentes très douces, ce qui fait qu’en très peu de temps, tous les participants se retrouvent en haut, avec une vue magnifique sur les sommets alentours.

Petit rappel de la localisation du Suc de la Lauzière sur la carte géologique de l’Ardèche. Les participants sont sur des terrains basaltiques, et pourtant ils sont entourés de phonolites. La phonolite, cette roche musicale, qui produit un bruit de verre lorsque l’on frappe deux dalles. Ces dalles de phonolites ont longtemps été utilisées pour faire des toits en lauzes, la toponymie du lieu ne manque pas de nous le rappeler. De là-haut, on peut observer le Gerbier-de-Jonc, les deux sommets du Mont Mézenc, le Suc de Sara, les Roches de Borée, les quatre autres sucs des Cinq Sucs, ainsi que les éoliennes entre Sainte-Eulalie et Cros-de-Géorand, et les monts du Velay oriental, pour ne mentionner que les plus marquants dans le paysage. Les édifices volcaniques alentours sont quasiment tous des dômes phonolitiques, avec une coulée de lave visqueuse (très riche en silice donc). Le Suc de la Lauzière, nous rappelle le guide, a été mis en place par l’épanchement d’une épaisse coulée de lave dont la température était probablement un peu plus élevée que la normale ; ce qui explique ce sommet pour le moins plat, comparé aux dômes tels que le Gerbier ou le Gouleïou. La lave des dômes phonolitiques n’a normalement pas le temps de s’épancher, avec son aspect très visqueux, elle va se plaquer sur les contreforts de l’édifice volcanique, jusqu’à créer dans certains cas des orgues volcaniques (plus visibles lorsqu’il s’agit de basalte).

Au fur et à mesure de l’ascension, le sol est bien différent de la roche que l’on retrouve au sommet. De l’argile ? De la période Miocène (-23,5 millions à -5,3 millions d’années) indique le paléontologue Bernard Riou. Elle repose sur le socle granitique, et vient confirmer l’hypothèse de la présence d’une mer qui recouvrait le site avant les épisodes volcaniques. Ce qui est pour le moins troublant, ce sont ces bombes volcaniques, ces scories, qui correspondraient aux épisodes stromboliens des coulées des plateaux (aux environs des 1 490 m d’altitude) ; ce qui explique donc cette couleur bleue (laves basiques (basaltes alcalins, hawaïtes, basanites, néphelinites, ankaramites)) sur la carte géologique.

Des rivières de pierres ?

Au cours de l’ascension, les participants ont pu observer différentes formes d’éboulis de plus ou moins gros blocs de phonolite. Le secteur des Cinq Sucs a une autre particularité, glisse Bernard Riou. Il s’agit d’un secteur très riche en rivières de pierres… Des rivières de pierres ? Les formes d’éboulis observées par les participants sont vraisemblablement mouvantes, ou du moins elles l’ont été. En effet, le Suc de la Lauzière, ainsi que les sucs alentours, ont été érodés par les glaciations quaternaires, une érosion par gélifraction (processus dans lequel la glace, par l’action du gel/dégel, brise la roche). L’érosion ainsi provoquée a créé trois rivières de pierres, dont une de plus d’un kilomètre de long sur le côté sud-ouest du volcan. Les blocs de pierres les plus gros sont eux proches du dôme (plus on s’en éloigne, plus les pierres sont petites). Il faut imaginer les rivières de pierres comme une langue glaciaire, qui se déplace au gré des saisons. Ici, les pierres sont largement aidées par l’eau qui circule en-dessous, paradis des Grenouilles rousses.

Après un peu plus de deux heures de balade, tous les participants retrouvent leur voiture, ravis d’avoir fait le déplacement dans cette partie de l’Ardèche, indéniablement une des plus belles pour les passionnés de randonnée en montagne. Du beau temps, un splendide panorama, de la nature à chaque recoin, et l’apprentissage des paysages par la géologie : l’Ardèche se parcourt à pied !

Témoignage de Pierre Gauthier

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